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Un prêt étudiant est un crédit à la consommation affecté, c’est à dire qu’il a vocation à servir à une chose précise : rembourser des études. D’après un sondage mené par Business Cool, auprès d’une centaine d’élèves en école de commerce, 70 % d’entre eux contractent un emprunt pour financer leurs études. Alors si, comme eux, tu penses recourir à un prêt étudiant, mais que tu ne sais pas comment aborder ce sujet, cet article est fait pour toi.

Pourquoi faire un prêt étudiant ?

D’après une enquête menée par Major-Prépa en juillet 2018, la moyenne des frais de scolarité des Grandes Écoles de commerce françaises s’établissait à 38 268€ pour trois ans d’études, en 2018. Cette année, le seuil des 40 000€ devrait être franchi. Et ce montant est susceptible d’augmenter durant les prochaines années (+64 % entre 2009 et 2018).

De nombreux étudiants ont donc recours au prêt étudiant afin de financer leurs études. Mais cet emprunt étudiant ne couvre pas seulement les frais de scolarité : 25 % des élèves de Grande École de commerce contractent un emprunt afin de financer un échange ou un double-diplôme à l’étranger et 21 % financent leurs dépenses courantes (loyer, cotisations, etc.). Pour les 18 % d’entre eux qui n’envisagent pas travailler au cours de leurs études, le prêt étudiant apparaît comme le meilleur compromis pour financer leur Grande École, tout en profitant de la vie étudiante et en se concentrant sur leurs études.

Enfin, les étudiants ont tendance à se tourner vers des crédits adaptés à leurs besoins (les fameux « prêts étudiants ») au lieu de contracter des emprunts classiques. La raison est simple : les taux proposés leurs sont plus favorables. Bien entendu, quelques conditions doivent nécessairement être remplies pour pouvoir profiter de ces offres étudiantes.

Qui peut obtenir un prêt étudiant ?

Comme son nom l’indique, les prêts étudiants sont réservés aux jeunes qui peuvent fournir une preuve de leur inscription dans un établissement d’enseignement supérieur (carte d’étudiant ou certificat de scolarité).

Enfin, il faut :

  • Être majeur, ou obtenir l’autorisation d’un de ses tuteurs ;
  • Avoir moins de 28 ans. Certaines banques acceptent parfois les personnes âgées de 28 à 30 ans, selon leurs conditions et dans le cas d’une reconversion (via un Mastère Spécialisé ou un Master of Science), les personnes dépassant l’âge limite peuvent tout de même bénéficier d’un prêt étudiant ;
  • Avoir une caution. Souvent ses parents, ou un proche résidant en France. Les conditions d’endettement seront calculées en fonction des revenus du garant.

Généralement, si l’on remplit les conditions, on peut demander aux banque un prêt étudiant. Néanmoins, l’obtention de celui-ci n’est pas automatique : il n’existe pas de « droit au prêt ». Il est plus facile pour des étudiants de Grande Ecole d’obtenir un crédit, puisque leurs cursus leur garantit un bon salaire de sortie. En revanche, un étudiant d’une école peu reconnue, ou dans un parcours dont les débouchés ne sont pas assurés, verront les banques plus sceptiques face à leur dossier.

Si tu réussis à obtenir un prêt étudiant, le montant sera souvent compris entre 10 000 € et 45 000 €, avec une durée maximale de remboursement de 10-12 ans. Néanmoins, ces deux critères ne sont pas inscrits dans le marbre, et libre à toi de d’éprouver tes talents de négociateur afin de les moduler selon tes besoins.

Quelles sont les étapes pour contracter un prêt étudiant ?

Après avoir pesé le pour et le contre, c’est bon, tu t’es décidé : l’année prochaine, pour financer tes études, tu contractera un prêt étudiant. Seulement, devant la jungle des banques, tu te retrouves désemparé. Pas de problème, c’est plus simple qu’il n’y paraît, il suffit de respecter quelques étapes :

1.    Définir le montant à emprunter

La finalité d’un prêt étudiant est aussi variée que le nombre d’étudiants : certains l’utiliseront exclusivement pour payer leur école, d’autres prendront également en compte le passage du permis, voire l’achat d’une voiture, ou d’autres extras comme un quota de sortie par mois, un abonnement à la salle de sport, un budget pour revenir voir ses parents, un voyage de promo, etc.

Toujours selon le sondage mené par Business Cool, les étudiants en école de commerce empruntent, en moyenne :

  • 36 500 € pour les frais de scolarité ;
  • 7 000 € pour les échanges ou double-diplômes à l’étranger ;
  • 9 000 € pour les dépenses courantes.

Et dans la mesure où seule une minorité d’étudiants finance son exposition à l’international ou ses dépenses courantes grâce à un emprunt, la somme totale empruntée avoisine les 40 000€.

Avant de se lancer dans la recherche d’emprunt, il faut donc prendre le temps de réfléchir à tous les postes de dépenses qui surviendront durant ta scolarité. De plus, ton cursus (alternance, année de césure, échange à l’international), ton lieu d’étude (le coût de la vie à Paris diffère de celui de Brest, Lyon ou Dijon), et ta propension à dépenser, vont fortement influencer le montant total de ton prêt.

2.    Se renseigner et ne pas se précipiter

La pire chose qu’il puisse t’arriver, c’est d’entrer dans le première banque venue, demander un prêt étudiant, et signer le contrat sans obtenir plus de renseignements sur les modalités du crédit. Tu as sûrement déjà entendu le proverbe « prudence est mère de sûreté » ? Et bien concernant ta recherche de prêt étudiant, il est plus que jamais d’actualité !

Concrètement, pour être sûr de ne pas se faire avoir lors de la souscription d’un emprunt, il faut d’abord s’intéresser au sujet. Tous les moyens sont bons : recherche sur Internet (peut-être même que tu as atterris ici par ce biais), en parler avec des proches, ou encore comparer les taux des banques.

D’après l’étude Business Cool sur le financement des études en école de commerce :

  • 8 % des étudiants choisissent leur banque avant les écrits ;
  • 3 % entre les oraux et le résultat de l’intégration ;
  • 37 % recherchent juste après leur résultat d’admission (en juillet) ;
  • 31 % le font en août ;
  • et enfin 21 % cherchent après la rentrée.

Certaines écoles entretiennent des partenariats avec des banques, qui permettent aux étudiants de souscrire des prêts à taux avantageux. Il peut donc être judicieux d’attendre le résultat d’admission, voire la rentrée si tu peux te le permettre, pour entrer en contact avec le BDE (bureau des élèves) et comparer les taux proposés. Attention toutefois : chaque association dispose d’un contrat d’apporteur d’affaires avec une unique banque. Elle t’orientera vers cette dernière sans pour autant qu’elle soit la plus avantageuse pour toi. Prudence donc.

Et si le monde des banques reste trop obscur, il est également possible de passer par un courtier dont la mission est de chercher des taux d’intérêts plus avantageux. Attention, ce service n’est pas systématiquement gratuit et certains établissements peuvent être tentés de te facturer une prestation.

3.    Quelles modalités et conditions pour mon prêt étudiant ?

Deux premiers critères de choix, évoqué dans l’enquête Business Cool : le taux d’emprunt et la flexibilité dans l’aménagement des remboursements. Les étudiants veulent avant tout savoir combien va leur coûter cet emprunt et s’ils pourront, en cas d’imprévu, reporter ou avancer le remboursement.

Le TAEG : comment calculer le coût total d’un prêt étudiant ?

Concernant le taux d’intérêt, deux possibilités existent : fixe ou variable. Tandis que le taux variable est soumis à des variations, en fonction de l’environnement économique, le fixe restera le même pendant la durée totale de l’emprunt. Le taux variable peut s’avérer intéressant dans le cas où les taux d’intérêts sont élevés au moment de l’emprunt, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Et pour savoir quel sera le coût total d’un emprunt, on va s’intéresser au taux annuel effectif global. Celui-ci prend en compte à la fois les intérêts, mais aussi les frais de dossier, l’assurance s’il y en a une, etc.

Puis-je obtenir un prêt à taux zéro ?

Bien souvent, les établissements bancaires proposent des offres de prêt étudiant à taux 0. Ces offres peuvent paraître alléchantes mais sont limitées, bien souvent, à 1 500 €. Le montant est donc trop faible pour financer l’intégralité d’une Grande École.

Comment va s’effectuer le remboursement de mon crédit étudiant ?

Encore une fois, cela dépend du contrat de prêt. Celui-ci inclut une « franchise », qui correspond à une période, indexée sur la durée des études, durant laquelle l’emprunt sera différé. Cette franchise peut-être partielle ou totale :

  • Partielle : l’étudiant devra rembourser uniquement les intérêts pendant ses années d’études. La phase d’amortissement, qui correspond au remboursement de la somme empruntée (le capital), commencera à la fin des études.
  • Totale : l’étudiant commence à rembourser la totalité de son prêt (capital et intérêts) dès la fin de ses études.

Si, au final, tu veux avancer la date de remboursement prévue, car tu as opté pour un cursus en alternance ou que tu as obtenu un job étudiant, c’est possible ! De même, si tes études ont pris plus de temps que prévu, notamment à cause d’une année de césure supplémentaire, tu peux demander à retarder la deadline. Néanmoins, cette démarche est soumise à conditions, à voir avec l’établissement bancaire.

Dois-je ouvrir un compte dans la banque qui possède mon prêt étudiant ?

Bien souvent, les banques qui accordent des prêts étudiants demandent au bénéficiaire de faire un transfert de compte-courant ou bien, pour les salariés, de domicilier leurs revenus chez elles. Lors des prêts étudiants, cette manœuvre leur permet de fidéliser facilement de bons clients puisqu’après des études en Grande Ecole, les diplômés s’engagent dans la vie professionnelle sont susceptibles de souscrire de nouveaux prêts (achat de voiture, d’appartement ou maison), ou de faire appel à leurs services bancaires pour placer leur économies. C’est ici que les banques se rémunèreront dans le long-terme grâce aux intérêts et commissions induits par ces opérations.

Dans les faits, il n’existe pas d’obligation contractuelle à transférer son compte-courant (puisqu’une clause de ce type pourrait être jugée comme abusive) mais de nombreux clients acceptent par praticité. Si tu te retrouves dans ce cas là, sache qu’après avoir souscrit à un prêt étudiant, tu peux légitimement demander à baisser (ou supprimer complètement) les frais de tenue de compte.

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